Violences conjugales: la justice tranche sur le cas Adrien Quatennens

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L’ex-numéro deux de La France insoumise, Adrien Quatennens, comparaît mardi à Lille dans une procédure de “plaider-coupable” pour une gifle à son épouse et des SMS répétés, épilogue judiciaire d’une affaire qui l’a mis au ban de la…

L’ex-numéro deux de La France insoumise, Adrien Quatennens, comparaît mardi à Lille dans une procédure de “plaider-coupable” pour une gifle à son épouse et des SMS répétés, épilogue judiciaire d’une affaire qui l’a mis au ban de la politique et a entraîné un séisme à gauche.

Jugé en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC ou “plaider-coupable”), l’élu du Nord pourrait écoper d’”une amende”, voire d’”un stage de sensibilisation” aux violences conjugales, affirme son entourage.

Selon son avocate, Me Jade Dousselin, il est jugé pour deux faits, qu’il reconnait: une gifle à son épouse “il y a plus d’un an” dans un contexte “d’agressivité mutuelle”, ainsi que des SMS envoyés après la séparation du couple et “dont l’absence de caractère malveillant” a “été reconnue”.

Contacté par l’AFP, le parquet de Lille n’a pas souhaité confirmer le détail des faits retenus et qui donneront lieu à sanction.

M. Quatennens est convoqué à 08H30 par la procureure de la République, qui lui proposera une peine. S’il l’accepte, celle-ci devra être homologuée par un juge lors d’une audience publique prévue à 10H00.

Ce juge garde la possibilité de rejeter la peine prévue, ce qui entraînerait dès lors le renvoi du député devant un tribunal correctionnel.

“Crises” et “colères”

Engagé dans une procédure de divorce conflictuelle, M. Quatennens “est déterminé à exposer sa vérité et à ce que ça prenne fin”, assure son entourage.

Le député n’a pas pris la parole depuis la révélation de l’affaire mi-septembre dans le Canard enchaîné, en dehors d’un long communiqué sur Twitter pour annoncer son retrait du poste de coordinateur LFI.

Son épouse Céline, qui a porté plainte en septembre après avoir d’abord déposé deux mains courantes, a dénoncé deux mois plus tard dans un communiqué à l’AFP des “violences physiques et psychologiques” exercées depuis “plusieurs années” par son mari, évoquant “ses colères” et “ses crises”.

Jean-Luc Mélenchon, qui avait dans un premier temps affiché son soutien à son poulain, provoquant l’ire des militants féministes et une crise chez LFI, ne s’est pas exprimé depuis ces nouvelles accusations.

Des alliés socialistes et écologistes de LFI ont eux appelé à la démission du député.

Une fois la peine prononcée se posera la question du retour ou non de M. Quatennens dans l’hémicycle, ainsi que de sa place au sein du groupe parlementaire.

Le député de Lille reste pour l’instant exclu des activités de son groupe parlementaire.

Il “compte revenir”

“Le sujet sur lequel nous réfléchissons, c’est quelles sont les conditions, quelles sont les modalités d’un éventuel retour”, a déclaré lundi sur France Inter le député LFI des Bouches-du-Rhône, Manuel Bompard, qui doit bientôt prendre la tête de la nouvelle coordination de LFI, rôle qu’il assumait de fait depuis le retrait d’Adrien Quatennens.

“Personne” au sein du groupe parlementaire ne considère qu’un “retour est impossible”, a-t-il assuré, au moment où son parti est plongé dans des querelles internes sur sa direction.

La députée LFI de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain insiste pour sa part sur la nécessité de “prendre au sérieux la parole de Céline Quatennens”, mais aussi de “se soucier de la réhabilitation d’Adrien Quatennens, sujet souvent éludé”.

“Une fois que nous serons éclairés par la décision de justice, nous prendrons à nouveau une décision politique sur sa place à nos côtés”, a-t-elle ajouté dans Libération.

L’intéressé, lui, “compte revenir”, mais il se pliera aux “conditions soumises par le groupe”, affirme son entourage.

“Un homme violent ne peut représenter les femmes victimes de violence sur le territoire français”, a pour sa part estimé le collectif féministe #NousToutes dans un communiqué lundi. Il réclame sa “démission immédiate”.

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